Mutinerie à la prison centrale de Yaoundé : Mamadou Mota écope de 2 ans de prison ferme

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Mamadou Mota, vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc), écope de deux ans d’emprisonnement ferme pour rébellion. Le verdict a été rendu public ce 09 septembre 2019 au tribunal de première instance d’Ekounou à Yaoundé.

Deux ans de prison ferme, c’est la peine que le tribunal de première instance d’Ekounou vient d’infliger au premier vice-président du Mrc, Mamadou Mota, pour sa participation à la mutinerie du 22 juillet 2019 à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé.
12 autres personnes, dont Wilfried Siewe et le leader anglophone Mancho Bibixy, écopent de la même peine. Serges Branco Nana a quant à lui été condamné à 3 ans d’emprisonnement ferme pour rébellion en groupe et destructions.

Quant à Fouelefack et Ngono, Momo Brice, Kouam Team, et Toukam Pascal, ils ont été reconnus par le tribunal non coupables de tous les faits qui leur étaient reprochés.
Selon l’avocat du MRC qui compte interjeter appel « il n’y a pas de preuves; les condamnés sont victimes de leur appartenance au MRC ».

Faut-il le souligner, quarante-huit heures (48h) après cette mutinerie, organisée, selon le porte-parole du gouvernement, Emmanuel René Sadi, par des détenus politiques et des séparatistes anglophones, près de 2000 (deux milles) prisonniers manquaient à l’appel le mercredi 24 juillet à la prison centrale de Yaoundé. 

Selon le ministre de la Communication, « les meneurs de trouble étaient composés non seulement des leaders sécessionnistes détenus dans le cadre de la crise anglophone, à l’instar de Mancho Bibixy, Penn Terence et Felix Ngalim, mais aussi des opposants politiques arrêtés dans le cadre des marches blanches du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc). Il s’agit notamment du vice-président du Mrc, Mamadou Mocta, qui apparaissait sur une des vidéos de la mutinerie ayant circulé sur la toile ».

C’est dire que le sort de Mamadou Mota semblait être déjà scellé, car toujours selon le ministre de la Communication, il pouvait clairement être identifié dans une vidéo de ce soulèvement qui avait fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Lady Tamira

2 Commentaires

  1. Notre pays a besoin de paix pour consolider le vivre ensemble si cher au Chef de l’État.
    Quiconque s’érige en ennemi de la paix répondra de ses actes devant les juridictions compétentes.
    Force reste à la loi.

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