Promotion : Elizabeth Tamajong Vukeh rebondit à la Fondation Fomunyoh (TFF)

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Prof Elisabeth Tamajong, Directrice exécutive de The Fomunyoh Foundation (TFF)

Elle n’était plus sous les feux des projecteurs depuis sa démission, en 2015, comme Secrétaire général du Social Democratic Front (SDF). Elle n’était pourtant pas restée inactive. La professeure Elizabeth Tamajong Vukeh a accepté, avec enthousiasme et détermination, sa promotion, le 4 août 2022, comme directrice exécutive de la Fondation Fomunyoh (TFF) où elle entend marquer son passage de ses empreintes.

Après sept (7) années d’une relative discrétion, d’aucuns parleraient de traverser de désert, la professeure Elizabeth Tamajong Vukeh, ex-secrétaire générale démissionnaire et toujours membre du Social Democratic Front (SDF), vient d’être portée aux fonctions de Directrice exécutive de la Fondation Fomunyoh (The Fomunyoh Foundation -TFF). L’annonce est contenue dans un communiqué de presse rendu public le 4 août 2022.

Selon ce communiqué, en tant que première responsable de TFF, Elizabeth Tamajong, qui a déjà servi, pendant des années, au sein de cette structure, comme conseillère bénévole, aura pour mission de donner une nouvelle impulsion pour un leadership opérationnel permettant à TFF de remplir ses missions et d’atteindre ses objectifs au Cameroun. « Elle sera également chargée de concevoir et de mettre en œuvre des programmes et des activités en faveur des objectifs fondamentaux de la Fondation, qui comprennent les interventions humanitaires, et le soutien aux causes caritatives, à la démocratie et des droits de l’homme », peut-on y lire.

Selon le fondateur et président de la TFF, Christopher Fomunyoh, «sa première tâche sera de coordonner un comité ad hoc chargé d’examiner la situation de la TFF, et de faire des recommandations pour améliorer son efficacité dans le pays ». Ce comité ad hoc est composé de 11 personnes :  Dr Etah Ewane, Mme Evelyne Metuge, M. Jean Genestar Priso, M. Ms. Priso, M. Mme Jacqueline Ikollo-Ndoumbe, Dr Sehou Ahmadou, Dr Djibrilla Siddiki, Mme Maximillienne Ngo Mbe, M. Paul Yamga, l’ancien maire Frederick Tanjoh, Mme Grace Sil, et M. Philip Ndi.

Maximillienne Ngo Mbe, directrice exécutive du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) a bien donné son accord pour figurer parmi les membres du comité ad hoc, car, précise-t-elle, « c’est bien ce que Christopher [Fomunyoh] fait pour notre pays et l’Afrique, surtout pour la démocratie et les droits humains ».

Priso Genestar, président exécutif du Groupement des Entreprises du Digital du Cameroun (GEDCAM) ne dit pas autre chose. Il a accueilli la nouvelle de sa cooptation « […] avec enthousiasme et détermination à servir de bonnes causes ». « Nous reprochons beaucoup de choses aux autres, il est temps que nous montrions à nous-mêmes et surtout à notre jeunesse qu’il y a d’autres voies à emprunter. C’est un exercice difficile dans le contexte actuel, mais ce ne sont pas les amis du Cameroun qui s’occuperont de nos compatriotes mieux que nous-mêmes. C’est donc un sentiment de responsabilité, surtout pour des valeurs qu’on a essayées de construire durant des années. Et surtout ces grands chantiers qui se dressent devant nous et qui sont déterminants pour l’avenir de notre pays. », poursuit-il.

Un coup d’œil, même furtif, lancé sur le curriculum vitae (CV) de la professeure Elizabeth Tamajong permet de comprendre pourquoi le choix a été porté sur cette personnalité de la scène sociopolitique camerounaise pour donner une nouvelle impulsion à la Fondation Fomunyoh.

Elizabeth Tamajong aux côtés du Chaiman Ni John Fru Ndi lors d’une conférence de presse donnée à son domicile au quartier Omnisport à Yaoundé (Photo. Germinal)

Scientifique passionnée, femme de conviction, militante politique (avec à son actif plus de 20 ans de militantisme au sein du SDF), féministe et citoyenne engagée ayant une vie associative à caractère social et humanitaire très riche, partisane de la paix, dotée d’un sens critique aigu et d’un esprit de créativité hors du commun, la professeure Elizabeth Tamajong occupe actuellement la fonction de vice-chancelier de l’École Internationale de Yaoundé et celle de secrétaire générale de l’Académie des femmes pour l’Afrique, après avoir été, entre autres,  vice-chancelier pour les affaires académiques de l’ICT University, USA, campus du Cameroun, directrice du Centre national d’éducation du ministère de  la Recherche scientifique et de l’innovation.

Passionnée de recherche, elle a publié plusieurs articles scientifiques et dirigé des mémoires de Master et des thèses de doctorat. Son travail et ses qualités humaine et professionnelle ont toujours été reconnus soit par ses paires, soit par ses camarades des associations qu’elle a dirigées ou celles au sein desquelles elle a milité. C’est donc sans surprise qu’en 2021, ses inconditionnels, qui ne font pas souvent l’économie de formules dithyrambiques, avait appris qu’il lui avait été décerné le prestigieux prix du meilleur chercheur en gestion de l’éducation par le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Deux années auparavant, en 2019, elle recevait le « Life Time Achievement Award » pour ses réalisations exceptionnelles dans la recherche et la science par l’ICT Foundation, basée en Louisiane, aux États-Unis.

Réagissant à sa promotion, la nouvelle Directrice exécutive de TFF est « très ravi de [sa] nomination au sein de cet organisme humanitaire ». À la question de savoir si cette nomination est un nouveau challenge à relever, philosophe, la Professeure Elizabeth Tamajong répond : (« Life us full of challenges and that is what gives us the opportunity to be creative, take initiative and be innovative to solve problems. Life without challenges is not worth living » La vie nous remplit de défis et c’est ce qui nous donne l’opportunité d’être créatifs, de prendre des initiatives et d’être innovant pour résoudre les problèmes. La vie sans défis ne vaut pas la peine d’être vécue. », Traduction de la rédaction). Elle n’hésite pas à apporter des précisions quand on cherche à savoir si cette promotion remet en cause son militantisme au sein du SDF. L’ex-SG démissionnaire du SDFprécise : « This is not a political party.  It is an organisation with its vision tailored towards humanitarian activities and it is apolitical. Besides, read my letter of resignation from the SDF and their article 8.2 » ( « [La Fondation] n’est pas un parti politique. C’est une organisation avec sa vision adaptée aux activités humanitaires et elle est apolitique. D’ailleurs, lisez ma lettre de démission du SDF et leur article 8.2. », traduction de la rédaction).

Pour terminer, elle affirme « son engagement à rendre des services à l’humanité à travers TFF ». Elle remercie, par conséquent, le Président Fondateur de TFF qui lui a donné l’opportunité de contribuer au développement des citoyens à l’intérieur et à l’extérieur du Cameroun.

Cette réaction de la nouvelle directrice exécutive de TFF corrobore la déclaration optimiste de Christopher Fomunyoh selon laquelle : « TFF Cameroun a beaucoup de chance d’avoir le Prof. Tamajong à sa tête en tant que directrice exécutive.  Elle apporte une réputation impeccable, de travail acharné, de dévouement et de passion aux causes auxquelles elle croit. La Fondation, ses partenaires et le pays dans son ensemble bénéficieront énormément de son leadership et sens de l’objectif ».

Christopher Fomunyoh lors de la remise des dons aux Camerounais d’expression anglaise réfugié au Nigeria. Photo; TFF

Faut-il le souligner, fondée en 1999 par le Dr Christopher Fomunyoh et un groupe de Camerounais dévoués aux causes humanitaires, défenseurs des droits humains et de la démocratie, au Cameroun, en Afrique et dans le monde, la Fondation Fomunyoh (TFF) est une organisation à but non lucratif. Son siège social est situé à Washington, DC, avec un démembrement à Bamenda, capitale régionale du Nord-Ouest. Elle travaille en partenariat avec des philanthropes et des groupes démocratiques, des défenseurs des droits humains au Cameroun, ainsi qu’à l’étranger, pour améliorer le bien-être du peuple camerounais et renforcer les institutions et les droits de l’homme. Elle est dotée d’une radio urbaine (Foundation radio) émettant à Bamenda et ses environs, d’une grande bibliothèque (Foundation libary) ayant au moins 25 000 livres, d’une salle de conférence équipée d’un système de sonorisation moderne, des installations Internet, un projecteur et pouvant accueillir des ateliers et séminaires réunissant 50 personnes. Elle est également dotée des bureaux pour faciliter la tenue de tels événements. Elle dispose en son sein d’une unité dénommée, Foundation Arts and Design qui est une sorte de musée où on trouve une collection d’objets d’art de la région du Nord-Ouest et de l’ouest du Cameroun en particulier, ainsi que d’autres régions du pays. Elle est en train d’effectuer des installations en vue de la création d’un centre TIC, l’objectif étant, en plus de constituer un dispositif d’information et d’enseignement, de donner, particulièrement aux jeunes, l’accès au TIC modernes qui devrait leur permettre de faire partie du village planétaire.

Sur le plan humanitaire, elle a déjà posé plusieurs actes en faveur des défavorisés. Entre autres, en avril 2021, elle a offert des dons aux Camerounais d’expression anglaise réfugiés au Nigéria. Son président avait donné son sang aux accidentés de la catastrophe ferroviaire d’Eséka. Sans oublier la distribution des ouvrages effectuée dans certains établissements scolaires des régions du Nord-Ouest, du Centre, du nord et de l’extrême nord.

Fabien Okwonko

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