Coopération sud-sud : échange d’expériences entre Camerounais et Kenyans au Mintp

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Les responsables kenyans du ministère des Transports, des Infrastructures, du Logement, du Développement urbain et des Travaux publics s’inspirent de l’expérience camerounaise en matière de réalisations des projets routiers dans des zones confrontées aux problèmes de sécurité

Dans le cadre d’une mission d’échange d’expériences, le ministère des Travaux publics (Mintp) du Cameroun vient de conclure, du 13 au 17 mai 2019, une semaine d’intenses activités avec une délégation constituée de 15 hauts responsables du ministère des Transports, des Infrastructures, du Logement, du Développement urbain et des Travaux publics du Kenya.

Lors des sessions plénières tenues dans la salle de conférence du Mintp sis à l’immeuble de l’Émergence à Yaoundé, les officiels Kenyans ont appris comment réaliser des projets routiers dans une zone confrontée aux problèmes de sécurité. Le Département chargé des Infrastructures du Kenya a saisi cette occasion pour parfaire son projet de réhabilitation du corridor allant de la localité d’Isolio à la ville frontalière entre le Kenya et la Somalie, jusqu’à Mandera.

Au sortir de cette semaine de travail, le chef de la délégation kenyane, Julius Korir a signifié son satisfécit après cette visite de travail. Il n’a pas tari d’éloges à l’endroit du Mintp qui a présidé et supervisé les séances de travail.

Aux dires des responsables kenyans, le choix du Cameroun n’a pas été fait au hasard. Ils ont tenu compte de la dextérité et de la maestria du Mintp, Emmanuel Nganou Djoumessi, dans la mise en œuvre, dans son domaine de compétence, des grands projets structurants du Cameroun, et de l’exploit du Cameroun à construire les routes et voies de communication malgré les conditions sécuritaires assez précaires dans certaines régions, notamment celles du Nord et de l’Extrême Nord Cameroun, principalement l’axe Mora-Dabanga-Kousseri, zones où sévissent la secte djihadiste Boko Haram, les coupeurs de route et d’autres bandes armées dont les exactions criminelles terrorisent les populations et impactent négativement sur les projets de développement.

Le ministre Nganou Djoumessi supervisant les travaux en plénière

« Au terme de cette visite extrêmement enrichissante, je tiens à remercier sincèrement le ministre des Travaux publics Emmanuel Nganou Djoumessi ainsi que toute la délégation camerounaise qui nous a réservé des accueils les plus chaleureux depuis notre arrivée. C’est une grande opportunité de venir apprendre à l’école camerounaise. Car l’exemple de la route Mora-Dabanga-Kousseri est une réussite et un modèle à valoriser à sa juste valeur », a-t-il confié aux hommes de médias. Il a également salué le professionnalisme de l’équipe du génie militaire, dirigé par le colonel Jackson Kamgain. Aussi a-t-il encouragé les pays africains à multiplier ce type de partenariat et a promis d’inviter les officiels camerounais à venir voir la matérialisation de tout ce qu’ils ont appris.

Faut-il le relever, le Kenya se retrouve dans une situation sécuritaire presque identique à celle dans laquelle se trouve le Cameroun, suite aux attaques perpétrées par les groupes terroristes Al-Shabab qui viennent de la Somalie. Ces attaques paralysent la libre circulation des biens et des personnes dans près de 04 régions de la partie Nord-Est du pays que sont Garissa, Wajir, Mandera et Isiolo. Le gouvernement kenyan qui envisage de les désenclaver en y construisant un important réseau routier qui traversera ces parties du pays a choisi de s’inspirer de l’expérience et de la stratégie du Cameroun à travers le Mintp qui œuvre avec le génie militaire dont l’expertise est avéréeet et qui intervient comme agence d’exécution. Une manière pour les autorités kenyanes de garantir la confiance des bailleurs de fonds, telle que la Banque mondiale, partenaire financier dont l’appui significatif permet aux travaux de suivre sereinement leur cours normal dans la partie septentrionale du Cameroun.

Mirabelle Tala

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